Résidence 1+2

Résidence 1+2, éditions 2017 et 2018 (labellisée ESOF 2018)


 

[LA RESIDENCE]

La Résidence 1+2 est un programme photographique en lien avec les sciences, ancré à Toulouse et à vocation européenne. Chaque année, la résidence rassemble trois photographes (1 photographe de renom + 2 jeunes photographes), trois villes (Toulouse, Bruxelles, Barcelone) et trois supports (une exposition, un coffret de trois livres, un documentaire). Durant les deux mois de résidence, les trois artistes-photographes posent leurs regards d’auteur et produisent une création artistique inédite en partageant leurs savoirs respectifs. A l’automne suivant, la restitution de la résidence est visible durant une exposition de type muséale lors d’un week-end inaugural marqué par plusieurs temps forts.

La photographie et les sciences ont vocation à se rencontrer dans un dialogue intime et créatif qui donne à voir, à réfléchir et à s’engager. Faire dialoguer «Photographie & Sciences» c’est susciter une émotion, la surprise, la rencontre avec une réalité inattendue et imprévisible. C’est aussi participer à ce dialogue nécessaire entre plusieurs acteurs d’une même société, désireux de s’interroger ensemble sur la place de l’Homme dans son environnement et son rôle au sein de sociétés contemporaines connectées, en mutations constantes et interdépendantes.

Fort de cette double dialectique, est née l’envie de susciter les conditions favorables pour une production annuelle et inédite «made in Toulouse» mais ouverte sur le monde, associant photographie et sciences, création artistique et partage des savoirs. La Résidence 1+2 associe la photographie et les sciences, produit, valorise et promeut une photographie d’auteur en liens étroits avec un patrimoine scientifique exceptionnel. Dans sa dynamique collective, la Résidence 1+2 œuvre pour que la métropole toulousaine rayonne et devienne la capitale européenne de la Photographie & des Sciences.

 

[LE PARRAIN : Jean-François CLERVOY]

Né en 1958, Jean-François Clervoy est diplômé de l’Ecole Polytechnique, de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace à Toulouse, de l’Ecole du Personnel Navigant d’Essais et de Réception. Il est détaché par la Délégation Générale pour l’Armement auprès du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) en 1983 puis auprès de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) depuis 1992. Astronaute depuis 1985, il effectue 3 missions spatiales à bord de la navette spatiale ATLANTIS en 1994 pour étudier l’atmosphère et en 1997 pour ravitailler la station russe MIR ainsi qu’en 1999, à bord de DISCOVERY,  pour réparer le télescope spatial Hubble. Il totalise 28 jours et 3 heures en 439 orbites terrestres. De 2001 à 2008, il est astronaute expert du projet de ravitailleur spatial ATV-Jules Verne. Actuellement membre du corps actif des astronautes européens, il assure aussi les fonctions de Président de la société Novespace, filiale du CNES, qui organise les vols paraboliques pour la recherche et des baptêmes de l’air en apesanteur à bord de l’airbus  A310 ZERO G. Il est breveté pilote privé, parachutiste et plongeur privé et militaire, membre de plusieurs organisations pour la promotion de l’Espace et de la protection de l’environnement. Décoré 3 fois de la médaille « Vol spatial » et 2 fois de la médaille « Service exceptionnel » de la NASA, il est officier de l’ordre national de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’ordre national du mérite. Il est titulaire de la Médaille de l’Aéronautique.

 

[LES PHOTOGRAPHES 2018]

 

SMITH

Astroblème  (Désidération)  micro space-opera épique

 
en collaboration avec Lucien Raphmaj (textes), Noé Cuellar (musique), Heriman Avy (interprétation)
avec le concours de l’IRAP, de la Cité de l’Espace, du Museum (Toulouse), du Pic du Midi de Bigorre et du Musée d’Histoire Naturelle de Montauban.
Pensé depuis sa genèse avec l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan, le projet Désidération explore les liens qui unissent l’humanité à son origine stellaire. Comment peut-on définir, observer, et nous ré-approprier la dimension cosmique de notre généalogie ? Il s’agit de mettre en lumière les zones de jonction entre la recherche artistique et la recherche scientifique, en créant de nouvelles formes à même de modifier notre rapport à la conception de nos origines, et notre nostalgie des étoiles.
Dans le cadre de la Résidence 1+2, SMITH a réalisé Astroblème, ilot poétique, photographique et vidéo de ce nouveau projet-archipel. Réalisé avec le concours de partenaires du domaine spatial implantés à Toulouse et sa métropole ainsi qu’en Occitanie (la Cité de l’Espace, l’IRAP, le Pic du Midi de Bigorre, les Museums de Toulouse et Montauban), en collaboration avec l’écrivain Lucien Raphmaj et le compositeur Noé Cuellar, «Astroblème» (mot composé de ástron (« astre ») et de blêma (« coup »), qui désigne l’ensemble des traces laissées par l’impact d’une météorite ou d’un astéroïde sur Terre) réunit textes, images et musique au sein d’un micro space opéra épique. Relatant les péripéties croisées d’un astronaute, interprété par Heriman Avy, et d’une météorite martienne, NWA 10170, en transit entre deux mondes, ce space-opera dessine les contours d’une humanité en dialogue avec son origine cosmique.
 

Camille CARBONARO

Appelez-moi Victoria
 
Le projet de Camille Carbonaro est une archéologie visuelle qui explore les notions de mémoire, de généalogie et d’exil : un questionnement lié aux conséquences de l’immigration et de l’intégration Italiennes en France. Elle aborde la construction de soi, la recherche de ses racines et l’exploration de ses traces et névroses mémorielles. Entre réalité et fiction, c’est à la fois une  enquête et une quête personnelle : psychique et mystique sur ses origines lointaines, évaporées, disparues. Pourquoi délaisser ses racines à la frontière ?

 

 

 

 

 

Prune PHI

Long Distance Call

 

La quête identitaire de Prune Phi l’amène aujourd’hui à faire dialoguer les témoignages de la troisième génération franco-vietnamienne installée à Toulouse, face au savoir des scientifiques sur la transmission de la mémoire, son oubli, voire son déni. Cette démarche se construit sur la ré-appropriation d’histoires familiales pour tenter de révéler les marques mnésiques laissées par les ancêtres participant à l’invention de soi.

 

 

 

 

 

[LE DOCUMENTAIRE]

 

1+2=4

Dans son premier projet vidéo-documentaire, le point de vue de NESTOR révèle les trajectoires indépendantes de chacune des recherches faites par les artistes de la Résidence 1+2 à travers l’enregistrement sonore et visuel d’objets représentatifs ainsi que de l’environnement menant à chaque jeu convergent d’identité. Produit sur les lieux de production de chaque oeuvre, le documentaire est composé d’une bande son originale imaginée en réponse aux sons périphériques et au hasard.

www.futurevessel.com

 

[LES TEMPS FORTS 2018]

Résidence 1+2 : du 20 janvier au 20 mars 2018

Conférence de presse : le 18 avril 2018 au JEU DE PAUME (Concorde, Paris)

Les Rencontres d’Arles : du 2 au 8 juillet 2018

Week-end inaugural Résidence 1+2 à Toulouse :

Vernissage de l’exposition => vendredi 12 octobre 2018 – Galerie Barrès-Rivet

(Exposition du 13 octobre au 30 novembre)

Journée de colloque de la Résidence 1+2 => samedi 13 octobre 2018 – Musée d’art moderne et contemporain Les Abattoirs (Toulouse). Artistes-photographes, scientifiques et partenaires dédient une journée à la photographie et aux sciences. Tables-ronde, projections, signatures et rencontres seront les temps forts de cette journée exceptionnelle.

En présence des artistes-photographes 2018 Smith, Camille Carbonaro, Prune Phi et du parrain 2018, Monsieur Jean-François Clervoy.

Le programme complet du colloque sera disponible prochainement